La plateforme agréée de facturation électronique est devenue un point de passage obligatoire pour les échanges B2B soumis à la réforme française. Au-delà de la conformité, son choix impacte directement la continuité des flux, les délais d’encaissement et la visibilité financière.
Cet article a pour but d’expliquer son rôle et son fonctionnement pour vous aider à tout comprendre.
Une plateforme agréée est un opérateur immatriculé par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), autorisé à gérer les échanges de factures électroniques dans le cadre de la réforme française.
Depuis 2025, ce terme remplace officiellement celui de Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP). La mission, elle, reste identique : seules les plateformes agréées peuvent intervenir sur les flux de facturation soumis aux obligations fiscales.

L’abandon du terme Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) au profit de plateforme agréée (PA) permet de lever toute ambiguïté sur le statut de ces acteurs. Le mot partenaire, trop vague, pouvait laisser croire à une relation facultative entre l’entreprise et la plateforme. Or, ce n’était pas une option.
L’appellation plateforme agréée indique que ces opérateurs exercent une mission encadrée par la loi, sous le contrôle de l’administration fiscale. Ils doivent obtenir une immatriculation délivrée par la DGFiP, après vérification de leurs capacités techniques.
Pour les entreprises, cela réduit le nombre d’interlocuteurs possibles, mais demande de confier l’envoi des factures et des données fiscales à des plateformes reconnues par l’État.
Son fonctionnement repose sur un enchaînement d’étapes, depuis la création de la facture jusqu’à la transmission des données à l’administration fiscale.
La facture est générée depuis l’ERP ou le logiciel de facturation, puis convertie dans l’un des formats, tels que Factur-X, UBL ou CII. Elle est ensuite envoyée à la plateforme agréée.
La plateforme procède alors à une série de contrôles. Elle vérifie que les données obligatoires sont présentes, que les montants et les informations fiscales sont cohérents. En cas d’anomalie, la facture peut être rejetée avant même d’atteindre son destinataire, ce qui évite la circulation de documents non conformes.
Une fois ces vérifications effectuées, la facture est acheminée vers le client. Selon les cas, elle transite soit par la plateforme agréée du destinataire, soit par un réseau d’interopérabilité utilisé pour les échanges entre plateformes.
En parallèle de l’envoi au client, la plateforme agréée transmet à l’administration fiscale les données de facturation et de paiement requises par le dispositif de e-reporting. Chaque facture se voit attribuer des statuts successifs, déposée, rejetée, acceptée, encaissée, qui permettent de suivre précisément son parcours. L’ensemble des échanges est tracé et conservé conformément aux obligations légales.
Bon à savoir : France Peppol Authority et plateformes agrééesPeppol est un réseau d’échange de factures électroniques fondé sur des formats normalisés, utilisé pour les échanges B2B et B2G, y compris à l’échelle européenne. Depuis 2025, la DGFiP agit comme France Peppol Authority et encadre l’utilisation de ce réseau en France. Les plateformes agréées peuvent s’appuyer sur Peppol pour assurer l’interopérabilité entre acteurs et prendre en charge des flux transfrontaliers, notamment via les formats alignés sur la norme EN 16931 et Factur-X. Pour les groupes actifs en Europe, Peppol permet de limiter la multiplication des connexions pays par pays et de maintenir des échanges de factures cohérents, sans refonte des outils existants. |
L’enjeu du choix de plateforme porte avant tout sur la continuité des flux de facturation et sur la capacité à maîtriser les coûts dans la durée.

Premier point de vigilance : la compatibilité avec l’existant. La plateforme doit pouvoir s’interfacer avec l’ERP et les outils de facturation déjà en place, sans développements lourds. Elle doit également supporter les volumes actuels de factures, qu’il s’agisse de quelques milliers ou de plusieurs millions de flux par an.
Vient ensuite la capacité à absorber la montée en charge. Les volumes augmentent, les organisations évoluent, les périmètres s’élargissent. Une plateforme doit gérer des structures multi-entités, des flux multi-pays et une hausse progressive des échanges sans dégradation des délais ni surcoûts imprévus.
La gestion des évolutions réglementaires constitue un autre critère déterminant. La plateforme doit suivre les changements imposés par la réglementation française, mais aussi les cadres européens et les obligations applicables dans d’autres zones géographiques. À défaut, chaque évolution se traduit par des projets correctifs coûteux.
L’accès aux données est tout aussi important. Un CFO doit disposer d’une visibilité claire sur les statuts des factures, de capacités de reporting exploitables et d’une traçabilité suffisante pour répondre aux contrôles internes ou fiscaux, sans dépendre d’extractions manuelles.
Enfin, le niveau de dépendance vis-à-vis du fournisseur ne doit pas être sous-estimé. Les conditions de réversibilité, la qualité du support et la lisibilité de la feuille de route produit conditionnent la capacité de l’entreprise à faire évoluer son dispositif sans se retrouver captive d’un acteur unique.
La solution de facturation électronique HighRadius s’intègre parfaitement avec son partenaire Avalara (PA). Cette approche permet aux entreprises de conserver leur liberté de choix tout en sécurisant leurs flux de facturation.
HighRadius intervient en amont de la plateforme agréée, au moment où les factures sont préparées. Les données sont contrôlées avant l’envoi, ce qui limite les rejets liés aux formats ou aux incohérences fiscales. Les statuts de facturation sont ensuite suivis depuis un point unique, sans multiplier les accès à plusieurs plateformes.
Sur le plan opérationnel, HighRadius automatise l’émission des factures, orchestre les envois vers les plateformes agréées et fournit une visibilité en temps réel sur l’avancement des flux. L’intégration avec les principaux ERP est rapide, ce qui permet d’exploiter la facturation électronique sans remettre en cause les outils existants.
La réelle valeur d’une PA se joue : dans sa capacité à s’intégrer aux outils financiers, à accompagner l’évolution des obligations et à conserver une maîtrise fine des flux de facturation. En s’appuyant sur HighRadius, les directions financières peuvent exploiter la facturation électronique en 2026 comme un levier de performance, tout en restant indépendantes des plateformes agréées et prêtes à absorber les évolutions réglementaires en France et à l’international.
Toutes les entreprises assujetties à la TVA en France sont concernées par la facturation électronique pour leurs échanges B2B domestiques. L’obligation s’applique progressivement, d’abord pour la réception des factures électroniques, puis pour leur émission selon un calendrier défini par la loi.
Seules les plateformes immatriculées par la DGFiP, appelées plateformes agréées, sont autorisées à transmettre les factures électroniques et les données associées à l’administration fiscale. La liste officielle des plateformes agréées est publiée et tenue à jour par l’administration.
Le choix d’une plateforme dépend du contexte de l’entreprise : volumes de factures, outils existants, organisation multi-entités ou présence internationale. La plateforme doit être agréée par la DGFiP et capable de s’intégrer sans rupture aux processus financiers en place.
Une plateforme agréée doit pouvoir s’interfacer avec l’ERP et les outils de facturation existants, gérer la montée en charge et suivre les évolutions réglementaires. La visibilité sur les statuts, la qualité du support et les conditions de réversibilité sont également des critères déterminants pour une direction financière.
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