La réforme de la facturation électronique ne se limite pas à un changement de format ou à une obligation technique. Elle marque une des règles fiscales, des processus financiers et des systèmes d’information des entreprises. En France comme dans le reste de l’Europe, cette réforme s’inscrit dans un mouvement de fond : la digitalisation et le contrôle en temps réel des transactions économiques.

Pourquoi une réforme de la facturation électronique ?

À l’origine, un objectif commun partagé par les administrations fiscales : lutter contre la fraude à la TVA, améliorer la traçabilité des transactions et fiabiliser les données transmises.

La facturation papier ou semi-numérique atteint ses limites :

  • contrôles a posteriori trop tardifs ;
  • données hétérogènes et peu exploitables ;
  • écarts importants entre TVA déclarée et TVA collectée.

La réforme de la facturation électronique 2026 répond à ces limites en imposant :

  • des données structurées ;
  • des circuits de transmission normés ;
  • un accès plus rapide, voire en temps réel, aux informations de facturation.

ViDA : le cadre européen de la réforme de la facturation électronique

Au niveau européen, la réforme s’appuie sur le projet ViDA, VAT in the Digital Age. ViDA ne crée pas une plateforme unique de facturation électronique, mais définit un cadre commun que chaque État membre décline selon ses propres choix.

  • harmonisation des données de facturation à l’échelle européenne ;
  • généralisation progressive du reporting numérique des transactions B2B transfrontalières ;
  • possibilité pour chaque pays d’introduire ou de renforcer la facturation électronique obligatoire.

Résultat : un socle européen commun, mais une mise en œuvre largement nationale.

Les grands modèles de réforme de la facturation électronique

Si les objectifs poursuivis par les États sont largement partagés, les modèles opérationnels diffèrent fortement d’un pays à l’autre. Pour les groupes internationaux, cette hétérogénéité constitue l’un des principaux défis pour la mise en conformité.

On distingue aujourd’hui trois grandes logiques, qui peuvent parfois se combiner.

1. Les modèles de type CTC (Continuous Transaction Controls)

Les modèles CTC reposent sur un principe central : l’intervention directe de l’administration fiscale dans le cycle de facturation. La facture devient un objet contrôlé, parfois validé, par l’État.

Ces modèles prennent généralement deux formes.

Le modèle de clearance

La facture doit être transmise à l’administration fiscale pour validation avant ou au moment de son émission. Sans validation, la facture n’est pas juridiquement valable.
Exemples :  Italie (SDI), Pologne (KSeF).

Le modèle de transmission en temps réel

Les données de facturation sont transmises automatiquement à l’administration fiscale lors de l’échange entre entreprises, sans nécessairement bloquer l’émission.

Dans ces dispositifs, la facturation devient un processus fortement automatisé, étroitement intégré aux systèmes d’information et soumis à des contraintes strictes de formats, de délais et de statuts.

2. Les modèles fondés sur l’interopérabilité des échanges (Peppol)

D’autres pays ont fait le choix d’un modèle reposant avant tout sur l’interopérabilité entre acteurs, plutôt que sur une validation fiscale systématique en amont.
Le réseau Peppol constitue aujourd’hui le socle le plus largement adopté pour ce type d’approche.

Ces modèles se caractérisent par :

  • l’usage de standards communs de données, alignés sur la norme EN 16931 ;
  • des réseaux d’échange sécurisés, opérés par des points d’accès certifiés ;
  • une forte adoption dans les échanges B2B et B2G, y compris à l’échelle transfrontalière.

Exemples : Allemagne, Belgique, pays nordiques.

Ici, l’enjeu principal n’est pas la validation fiscale préalable de chaque facture, mais la standardisation des échanges, permettant une circulation fluide et traçable des factures entre entreprises et administrations, quels que soient les systèmes utilisés.

3. Les modèles décentralisés : le cas français (où pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué)

La France s’inscrit désormais dans un modèle décentralisé, distinct à la fois des CTC stricts et des modèles Peppol “canal unique”.

À la suite de l’abandon du Portail Public de Facturation (PPF) comme solution opérationnelle, la réforme repose sur trois piliers :

  • le recours obligatoire à des plateformes agréées pour l’émission, la réception et le e-reporting ;
  • un cadre réglementaire et un annuaire pour les PA, mis à jour par l’administration fiscale ;
  • l’intégration de Peppol comme infrastructure d’interopérabilité, encadrée par la France Peppol Authority.

Dans ce modèle, Peppol n’est ni une plateforme imposée aux entreprises, ni un canal exclusif. Il constitue un socle commun d’échange entre plateformes agréées, aligné avec les standards européens et adapté au contexte réglementaire français.

Ce choix vise à :

  • garantir la conformité fiscale sans imposer une plateforme unique ;
  • préserver l’interopérabilité entre acteurs privés ;
  • éviter l’isolement du dispositif français dans un environnement européen.

Une réforme aux impacts opérationnels pour les entreprises

La réforme de la facturation électronique ne concerne pas uniquement la conformité. Elle transforme en profondeur les processus finance.

Multiplication des exigences par pays

Selon les pays, les entreprises doivent gérer :

  • des formats de factures différents ;
  • des circuits de transmission spécifiques ;
  • des délais et statuts de validation variables.

Renforcement des contrôles

Avec l’accès quasi temps réel aux données :

  • la tolérance aux erreurs diminue ;
  • les rejets de factures se multiplient en cas de non-conformité ;
  • les retards d’encaissement deviennent un risque opérationnel majeur.

Dépendance accrue aux systèmes d’information

La facturation électronique devient un processus critique, à la croisée :

  • de la fiscalité ;
  • de l’ERP ;
  • des flux Order-to-Cash.

Vers une industrialisation de la conformité grâce à l’automatisation

Compte tenu de la diversité des modèles et des formats, les traitements manuels atteignent rapidement leurs limites.

Les entreprises s’orientent vers :

  • des solutions capables d’identifier automatiquement le cadre réglementaire applicable ;
  • des contrôles de conformité intégrés ;
  • des transmissions automatisées vers les plateformes imposées ;
  • un suivi centralisé des statuts de facturation.

L’objectif n’est plus seulement d’être conforme, mais de transformer la réforme de la facturation électronique en levier de performance, en sécurisant les flux, en accélérant les encaissements et en réduisant la charge opérationnelle des équipes finance.

Pour cela, optez pour un logiciel de facturation électronique qui répond à toutes ces exigences.

FAQ – Vos questions autour des réformes de facturation électronique

Quand sera obligatoire la facturation électronique ?

La facturation électronique sera obligatoire à partir du 1ᵉʳ septembre 2026.
Toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques à cette date, puis l’émission deviendra obligatoire progressivement jusqu’en septembre 2027.

Quelle est la nouvelle loi sur la facturation électronique ?

La réforme introduit l’obligation de facturation électronique pour les échanges B2B domestiques et de e-reporting pour certaines opérations (B2C, international). Elle vise à renforcer le contrôle de la TVA grâce à des données de facturation structurées et transmises électroniquement.

Qui est concerné par la facturation électronique ?

Toutes les entreprises assujetties à la TVA et établies en France sont concernées.
Cela inclut les grandes entreprises, ETI, PME et microentreprises, quelle que soit leur taille.

Qu’est-ce que la réforme de la facturation électronique de 2026 ?

La réforme de 2026 impose l’émission et la réception de factures électroniques via des formats normalisés et des plateformes certifiées. Elle transforme la facturation en un processus automatisé, fiscalement contrôlé et intégré aux systèmes financiers.

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